ANNE DE BEAUJEU

Anne de France est la fille aînée de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Elle naît en avril 1461 à Genappe.

Pourquoi Genappe ? Genappe est une ville francophone de Belgique située dans la province du Brabant Wallon. Le Dauphin, futur Louis XI, en révolte contre son père – le roi Charles VII - y avait été accueilli et protégé par Philippe le Bon – Duc de Bourgogne -  qui lui alloua le petit château de Genappe.

Louis XI – dit le Prudent - est le sixième roi de la branche dite des Valois. Il sut se concilier l’appui du peuple pour lutter contre les grands feudataires et renforcer l’autorité royale. Malgré les problèmes, il réussit à moderniser le royaume : Relais de poste, création d’une Infanterie permanente, promotion de l’imprimerie.

Elle est morte le 14 novembre 1522 en l’Abbaye du château de Chantelle où elle s’était retirée. La situation de Chantelle, à la limite des anciens diocèses de Clermont et de Bourges, en faisait un emplacement stratégique, qui explique les mentions précoces qui en sont faites dès l'Antiquité. Elle constituait une place forte pour le Duché de Bourbon. Elle est traversée par la Bouble, affluent de la Sioule, sous-affluent de l'Allier. La commune abrite la forêt de Giverzat, ainsi qu'un vignoble et des zones bocagères.

Anne a donc vécu 61 ans. Encore enfant, elle est d’abord promise au Marquis de Pont-à-Mousson – Petit fils de René d’Anjou - avant d’être finalement mariée, en 1474, à l’âge de 12 ans, à Pierre de Beaujeu alors âgé de 35 ans. Comme le dit son père, c’est une femme de caractère.

Le seigneur de Beaujeu – né le 1er décembre 1438 et mort dans son château de Moulins le 10 octobre 1503 - est l’un des fils du Duc Charles 1er de Bourbon et d’Agnès de Bourgogne. A la mort de son frère aîné – Jean II de Bourbon – et du suivant dans l’ordre successoral – Charles II – il deviendra le septième Duc de Bourbon et d’Auvergne (1488 – 1503) Pierre II de Beaujeu sera également Régent du royaume, Comte de Clermont, de Forez et de Gien, Prince souverain de la principauté de Dombes et Comte de la Marche. Il assumera également d’autres charges importantes : Grand Chambrier de France, Gouverneur du Languedoc et l’un des principaux conseillers des rois de France.

A la mort de leur père - Louis XI – son frère Charles VIII n’ayant que treize ans et demi, c’est elle qui exerce la régence du royaume. Avec beaucoup de tact et d’intelligence mais également de fermeté, elle saura maîtriser les velléités d’indépendance des grands du royaume.

Anne est aussi, par son conjoint, Duchesse d’Auvergne et Dame de Beaujeu. Elle fut aussi Comtesse de Clermont en Beauvaisis, Baronne du Roannais, Princesse des Dombes, Comtesse du Forez et Vicomtesse de Carlat.

A Moulins, elle tient une cours fastueuse. La ville profite de la situation du couple et de ses libéralités.

De son mariage avec Pierre de Beaujeu, elle a eu :

Charles de Bourbon (1476 – 1498) Comte de Clermont.

Suzanne (1491 – 1521) mariée au Comte de Montpensier.

Il appartient à la branche cadette de la famille ducale. Il deviendra Duc de Bourbon sous le nom de Charles III de Bourbon (1490 – 1527) Il sera fait Connétable de France avant d’être banni et de mourir à Milan en 1927. Ses biens seront mis sous équestre et confisqués. Le Duché sera définitivement rattaché au domaine royal à la mort de Louise de Savoie en 1531.

Après la mort de son mari, Anne de France écrit Enseignements à ma fille (Suzanne avait 12 ans), source importante sur l’éducation des jeunes filles de l’aristocratie de l’époque. Elle publie également Histoire du siège de Brest, œuvre littéraire dont l’action se déroule durant la guerre de cent Ans, qui donne en exemple les actes d’une femme lors d’une situation critique.

Anne de France sera inhumée dans la chapelle neuve du Prieuré clunisien de Souvigny auprès de son époux et de sa fille.

 

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LES CLOCHERS DE LA VILLE DE MOULINS

La caractéristique de cette bonne ville de Moulins, ce sont ses clochers. Ils sont visibles de loin et, plus particulièrement lorsque l'on arrive de l'Ouest (Neuvy)

La ville compte deux grands édifices religieux de taille presque identique, la Cathédrale et le Sacré Cœur.

Au premier plan la rivière Allier, dernier cours d'eau préservé, elle se jette dans la Loire à Nevers.

Jusqu'au 18ème siècle; le cours d'eau a été un axe vital pour l'économie de la ville et de sa région.

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LES ARMES DU BOURBONNAIS

 

D’azur semé de fleurs de lys d’or, à la bande de gueules brochante.

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LA FAÏENCE DE MOULINS

Au milieu du 18ème siècle la production des ateliers des faïenciers de Moulins, malheureusement trop souvent méconnue, atteint son apogée pour produire des pièces d’une remarquable beauté.

Attirés par la qualité du matériau de grand feu local, les Maîtres venant de Nevers s’inspirent, dans un premier temps (Vers 1730) des « décors populaires » produits dans la localité dont ils sont originaires. Ils s'orientent ensuite vers le style "rocaille" prisé dans l'Europe des années 1750 - 1760. Enfin, à l'instar des manufactures de Rouen ou de Sinceny, ils maîtrisent le décor dit "au Chinois" dans lequel ils vont exceller.

La production est particulièrement variée et riche : Vases, assiettes, bassins de fontaine, pichets, théières, statuettes, ... Les créateurs maîtrisent les scènes de genre, les images champêtres, la statuaire religieuse et les motifs aux accents asiatiques. Ils excellent dans l'utilisation des pigments. La faïence de Moulins est aussi riche qu’inventive.

 

Les ateliers manufacturiers de Moulins emmenés par les dynasties des Dubourg, Etienne Grassot, Joseph Chambon, vont produire, jusqu'au 19ème siècle, des œuvres d'excellence parmi les plus belles réussites des arts décoratifs du 18ème siècle.

 

A découvrir en visitant le Musée Anne-de-Beaujeu. mab@allier.fr - 04 70 20 48 47

 

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